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Lore De Jonge

Histoires de La Mé

Global Me@SixConstruct me@BELEMCO Me@Vanhout Me@Socogetra Me@BESIX Infra Me@JacquesDelens Me@Cobelba Me@FrankiFoundations Me@BESIX Group Me@Vandenberg 5 min read

L’usine de traitement d’eau potable de La Mé en Côte d'Ivoire, actuellement en cours de construction, est l'une des plus grandes d'Afrique de l'Ouest. L'équipe BESIX y a célébré une étape importante, à la prise d'eau de la rivière.

24 mai 2020. Paul regarde au loin la rivière La Mé. À sa gauche et à sa droite, son équipe regarde par dessus la balustrade, attendant avec impatience le grand moment, quelques mètres plus bas. Soudain, la rivière sort de son lit et l'eau s'écoule dans la fosse menant à la prise d'eau de l’usine. C'est un moment crucial rendu possible par leur travail de ces derniers mois. Bientôt, cette eau sera canalisée vers la station de traitement d’eau elle-même, située à 500 mètres de là, puis aboutira sous forme d’eau potable sur la table de 1,5 million d'Ivoiriens.

The team including the PFO representative (client), Veolia (co-contractor) and Seureca (consulting engineer representative).

Les travaux de l’usine de traitement d'eau potable ont commencé il y a 20 mois. Notre co-contractant Veolia a conçu le procédé de traitement. BESIX réalise les travaux de génie civil de l'usine et l’ouvrage de la prise d'eau. Des travaux complexes. Les bassins en béton, par exemple, exigent un haut degré de compétences techniques. Traiter 240 millions de litres d'eau chaque jour n’est pas une mince affaire !

The concrete basins of the La Mé drinking water treatment plant in Ivory Coast

Retour sur les rives de la rivière. L'un des objectifs des ingénieurs et des ouvriers était de relier la rivière à la structure de prise d'eau pour que l'eau puisse s’y écouler. Et comme pour tout objectif dans le secteur de la construction, il y avait une date limite. Une date très concrète dans ce cas-ci: les travaux devaient être terminés fin mai-début juin, le moment auquel débute la saison des pluies. Une augmentation du niveau de la rivière aurait posé de sérieux problèmes à l'équipe!

Fin janvier. “Jusqu'à quelle profondeur devons-nous creuser ?” demande Paul à Marco et Jean-Claude en examinant la fosse, qui borde la rivière d'un côté et la structure de prise d'eau de l'autre. “Jusqu’à 10 mètres et demi”, répond Marco. Il le regarde: “Cela fait beaucoup de terre”. “Je sais”, sourit Marco. Avec 156 pieux sécants en béton (3150 m³ de béton - 230 tonnes d'acier) installés comme structure de mur de soutènement dans le puits, il est confiant dans le succès de cette prochaine étape.

The retaining wall structure of the La Mé drinking water treatment plant in Ivory Coast

Peu après, une pelleteuse de 10 tonnes est installée dans la fosse pour poursuivre efficacement et en toute sécurité l'excavation jusqu'au niveau des fondations. Le grutier Michael boit un peu d'eau et se prépare à grimper dans la machine. Ce ne sera pas un travail facile: le puits est étroit et il fait encore plus chaud et humide en bas qu'en haut. Au moins, il n’a pas à s’y soucier des moustiques et autres insectes à cette heure de la journée. Défi accepté. Plus tard dans la journée, le premier des nombreux conteneurs de 7m³ sera rempli de terre, créant ainsi l'espace nécessaire pour commencer l'exécution des murs en béton.

Paul lève les yeux. Il se remet à pleuvoir. Heureusement, des pompes sont là à tout moment, ce qui évite que le puits se transforme en une piscine géante de 10 mètres de profondeur.

Nous voici quelques mois plus tard, en mai. Après des semaines à couler de grandes quantités de béton, à installer l'écran vertical et les portes d'écluse, le but est atteint. L'équipe est prête à retirer la dernière barrière séparant la rivière et la fosse. Une pelleteuse est installée sur le bord de la rivière. Moteurs en marche. À chaque excavation, un peu plus de terre est dégagée et l'eau se rapproche un peu plus de la prise d’eau. Moteurs éteints. Cela ne faisait pas partie du plan. La machine est tombée en panne, ce qui oblige l'équipe à interrompre cette première tentative. Une première déception, mais ils n'abandonnent pas. Le lendemain déjà, après un déjeuner satisfaisant, nouvel essai. Fructueux.

Video of the La Mé drinking water treatment plant in Ivory Coast

L'eau se déverse par-dessus le dernier tas de sable vers la structure de prise d'eau. Un moment de joie. Elle passe à travers l'écran vertical (qui empêche les branches et autres gros objets flottants de pénétrer dans la prise d'eau), puis deux portes d'écluse géantes destinées à pouvoir empêcher l'eau de pénétrer dans la structure elle-même.

Débordant de fierté de ce travail d'équipe réussi, Jean-Claude regarde au loin. Ils ont surmonté quelques défis majeurs, en particulier ces derniers mois. Tout comme le reste du monde, ce projet a été touché par le COVID-19. Afin de respecter des règles de distanciation sûres, des mesures de sécurité ont été mises en place. La taille de l'équipe a été réduite et le planning repensé. Les horaires de travail ont été réduits et les équipes de soir et de nuit ont été supprimées. En continuant à travailler le week-end, ils ont pu atteindre leur objectif. Heureusement, le chantier n'a jamais été fermé et les activités ont pu se poursuivre jusqu'à ce jour.

Les travaux de génie civil seront terminés d'ici la fin de l'année. Une fois opérationnelle, la centrale représentera un réel progrès pour les conditions de vie des habitants de la région d'Abidjan, confrontés à des problèmes d’accès à l’eau potable.

Paul Callebaut est le Directeur de projet, Jean-Claude Descartes le Conducteur Principal, Marco Berrios le Conducteur Travaux pour les travaux de prise d’eau et Michael, le Grutier.

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